Historique

Ils étaient là pour nous

les Promos

Que sont-ils devenus?

Alors raconte !

Distribution des Prix

Galerie Photos

Retour

Le Jardin d'Essai du Hamma à Alger a été tour à tour ou en même temps un jardin d'agrément ouvert au public, un centre de recherche, un jardin d'acclimatation, un centre d'enseignement de l'Horticulture, il hébergea pendant quelques années une école ménagère agricole.

 

                                                                         

Découvrons son historique pour suivre le développement  et le rayonnement de ce lieu.

Historique

 

En 1832, les maréchaux Bugeaud et Soult du Haut Commandement Militaire décident de créer "Une Pépinière Centrale du Gouvernement" à l'endroit même où en 1541, Charles Quint avait débarqué.

 Le but poursuivi  était l'installation, l'acclimatation et la multiplication de diverses espèces végétales dont les résultats se révélant satisfaisants pourront servir de modèle au développement et à la mise en valeur des terres arables.

Le terrain choisi, à l'est de l'agglomération d'El Djézaïre est marécageux, il sera assaini.

La Pépinière Centrale prit par la suite successivement le nom de Jardin d'Acclimatation, puis Centre d'Études et de Vulgarisation et enfin Jardin Public.

Nous voyons bien que l'objectif, au travers des différentes appellations de ce centre, est le développement de l'agriculture. Le Jardin d'Essai deviendra aussi en partie public au moment où d'autres stations d'essais seront implantées sur le territoire suivant ou précédant  en cela  les progrès agricoles, sans  perdre son  importance.

Le Jardin d'Essai va se développer selon  plusieurs étapes:

- 1832-1842 : c'est la période où seront testés des végétaux venus principalement de Métropole. En effet, les responsables vont faire appel aux productions qu'ils connaissent le mieux pour prendre la mesure de leur adaptabilité.

- 1843-1867 : le centre prend le nom de Jardin d'Acclimatation. Il est dirigé d'abord par Auguste Hardy puis par Charles Rivière. C'est une période de grande activité, portant sur l'acclimatation de végétaux divers, venant de différentes parties des cinq Continents. Les résultats obtenus sont contrastés. Cependant, les arbres, les arbustes et les plantes vivaces obtenus intéressent tout le territoire qui est devenu l'Algérie.

En 1867, il est dénombré dans le Jardin 8214 espèces et variétés végétales

Comme le précise parmi les plus célèbres de ces espèces  Claire Janon-Rosier dans son ouvrage " Ces maudits colons" page 146, édition de "La Table Ronde" 1966:

° la Chayotte (1845) importée du Mexique par Hardy;

° le sorgho vivace (1892) d'Italie par Trabut;

° le sapindus (1845) du Muséum de Paris par Hardy;

° les pruniers japonais '1894) du Japon par Trabut;

° la Washington-navel, la Valencia late, la Thomson-navel, le Satsuma, le Pomelo, toutes par Trabut;

° les amandiers américains ( 1930) par Comblat en Tunisie;

° le kaki (1894) du Japon par Trabut;

° le feijoa (1892) du Midi de la France pat Trabut;

° l'eucalyptus ( 1862) d'Australie par Trabut;

 

    

- 1868-1913 :  le Jardin obtient au cours de cette période une renommée mondiale. Il est affermé par le Gouvernement Général de l'Algérie à la Compagnie Algérienne.

- 1913-1942 : c'est une période féconde. Le Jardin redevient un établissement du Gouvernement Général. C'est alors un organisme central d'Expérimentation. Il assure la diffusion et l'étude de toutes les espèces botaniques intéressantes.

 A partir de 1933, sous l'impulsion de M.Brichet, l'arboriculture est développée. Des variétés de végétaux sont recherchées pour l'industrie de transformation et pour l'exportation.

 Un centre d'enseignement est installé comprenant l'École Ménagère Agricole qui y restera jusqu'à la fin de la deuxième Guerre mondiale et une École d'Horticulture.

- 1942-1946 : les troupes alliées durant le conflit mondial occupent le Jardin. Elles y installent plusieurs dépôts  qui occasionnèrent des dégâts importants.

- 1946-1963 : En juin 1946 la réquisition militaire s'achève. Paul Carra, le directeur entreprend, avec une équipe de jardiniers hautement qualifiés, la remise en état du Jardin. L'effort déterminé de l'ensemble du personnel permet la réouverture du jardin au public en 1947.

En 1960, l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) s'y installe et entreprend des recherches très ciblées sur diverses espèces florales, dont Strelitzia et Gerbera.

La même année, le dynamique directeur Paul Carra fait participer le Jardin aux Floralies Internationales d'Alger- Maison Blanche, placées sous la présidence de M. André De Vilmorin.

La Société d'Horticulture d'Algérie, filiale de la Société Nationale d'Horticulture de France, s'est également installée dans l'enceinte du Jardin d'Essai. M.Meffré en est le Secrétaire Général. Le moment venu sa succession sera assurée par Marcel Amatruda, enseignant à l'Ecole d'Horticulture du Jardin d'Essai, sous la présidence de Paul Carra, jusqu'en 1962.

Après l'indépendance du pays, Roger Hames remplacera Paul Carra, jusqu'en 1963. Cette année là, le jardin d'Essai du Hamma sera remis à l'Administration algérienne, lors d'une cérémonie patronnée par Amar Ouzegane, Ministre de L'Agriculture du Gouvernement algérien.

On ne peut achever ce "digest" sans mentionner l'existence du Parc Zoologique créé par Joseph d'Ange vers 1900.

En 1930, des aménagements importants furent réalisés et on pouvait y voir alors des oiseaux aquatiques, des singes, des lions ( ceux-là ne divaguaient pas dans les rues et ne s'alimentaient pas dans les poubelles de la ville) des panthères, mais aussi un élevage d'animaux de basse cour sélectionnés.

M. Gallet succéda à Joseph d'Ange, puis se replia à Montpellier où il dirigea le Parc Zoologique de Lunaret.

Nous devons ce résumé de l'histoire du Jardin d'Essai à notre estimé camarade Marcel Amatruda, qui fut dans son exceptionnel parcours, aussi professeur d'Arboriculture et de Floriculture à l'École d'Horticulture du Jardin d'Essai du Hamma.

 

Cette école, crée en 1918, est destinée à la formation d'ouvriers et de de chefs de chantier dans les diverses spécialités de l'horticulture.

La formation générale et théorique est assurée par le personnel, la formation pratique par certains professeurs attachés au Jardin d'Essai.

Chaque année, une promotion d'une vingtaine d'élèves contribuait à sa renommée.

extrait de "l'Enseignement agricole en Algérie (Charles Griessinger) - L'Œuvre agricole française en Algérie"

 

 

1942 - Lever des couleurs dans la cour.

 

 

 

Historique

Ils étaient là pour nous

les Promos

Que sont-ils devenus?

Alors raconte !

Distribution des Prix

Galerie Photos